Distribution de billets: Mailorama s'explique au lendemain des troubles parisiens
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International
La manifestation publicitaire de samedi a tournée à la foire d'empoigne. Le site internet Mailorama avait organisé une distribution de billets de banque. Un véritable coup médiatique sans précédent en France, mais qui avait déjà eu lieu sans incident particulier à New York ou dans d'autres villes du continent Nord-Américain. Après l'annulation à la dernière minute de la distribution, de violents incidents ont ébranlé les alentours du quartier de la Tour Eiffel et du champs de Mars.
La Ministre de l'Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie avait rapidement demandé des sanctions très fortes à l'encontre des fauteurs de troubles. Au total, seulement une douzaine de personnes ont été interpellées, et 9 placées en garde à vue.
Mais deux jours après le fiasco publicitaire, l'heure est à l'empoigne politique. Les dirigeants de gauche rejettent la faute à droite. Dans la majorité, on rejette la faute sur la société. Cette dernière rejette la faute sur la préfecture de Police qui rejette la faute sur les organisateurs de l'évènement.
Mme Rachida Dati, maire du VII arrondissement de Paris, a tenté très maladroitement de rejeter la faute sur le maire PS de la Ville, Bertrand Delanoe, en lui demandant de porter plainte contre la société organisatrice de l'évènement. Celui-ci a très justement rétorqué: « Rachida Dati, ancienne garde des Sceaux et maire du VIIe, semble ignorer qu'à Paris la sanction des troubles à l'ordre public relève du Préfet de police ». Il déclare avoir fait agi avec toutes diligences auprès notamment du Ministre de l'Intérieur et de la Préfecture, afin que soient punis les organisateurs de la manifestation.
Mais déjà, la société a répondu très sèchement aux autorités dans un communiqué publié hier (dimanche 15 novembre) et rejette toute responsabilité:
« La direction de Rentabiliweb rappelle que sa filiale Maillorama avait reçu l’autorisation formelle et écrite d’organiser la manifestation « le bus Mailorama de la fortune » au lieu même fixé par la préfecture de Police. »
« Sans cette autorisation, sans l’accord expressément notifié par les autorités de Police, sans l’assurance expressément donnée que toutes les mesures seraient prises pour que ne soit pas porté atteinte à l’ordre public, Rentabiliweb n’aurait pas pris l’initiative de ce « Cash Back » sympathique, convivial et bon enfant. »
« C’est donc à la suite d’un changement d’avis de la préfecture, et à la demande expresse des services de police, que Rentabiliweb a décidé d’annuler une opération qui avait été, de son coté, montée avec toutes les précautions, toutes les garanties de bon déroulement et tout l’esprit de responsabilité requis en pareille circonstances. »
« Rentabiliweb déplore les débordements qui ont eu lieu. Rentabiliweb est consterné de voir qu’une opération festive et, encore une fois bon enfant, peut être organisée sans aucun trouble à l’ordre public au Canada ou aux Etats Unis, mais ne peut apparemment pas l’être en France. »
Cependant, l'opération promotionnelle a finalement portée ses fruits. Les moyens ne sont peut-être pas ceux prévues, mais le but est atteint: projeter Mailorama au devant de la scène médiatique. Selon Le Parisien, la société pourrait avoir à s'expliquer : sur les 50 vigiles seul 10 semblaient présents, et les billets n'étaient stockées que dans de simples cartons fermés au gros scotch.
Jean-Baptiste Descroix-Vernier est le patron du groupe Rentabiliweb qui se cache derrière le site Mailorama. Ce chef d'entreprise pour le moins loufoque est à la tête d'une fortune de 57 millions d'euros, selon le magazine Challenge. Il n'en est pas à son premier coup d'éclat, loin de là.
La société a indiqué quelle reverserait les 100.000 euros prévus au Secours Populaire ce lundi.
La Ministre de l'Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie avait rapidement demandé des sanctions très fortes à l'encontre des fauteurs de troubles. Au total, seulement une douzaine de personnes ont été interpellées, et 9 placées en garde à vue.
Mais deux jours après le fiasco publicitaire, l'heure est à l'empoigne politique. Les dirigeants de gauche rejettent la faute à droite. Dans la majorité, on rejette la faute sur la société. Cette dernière rejette la faute sur la préfecture de Police qui rejette la faute sur les organisateurs de l'évènement.
Mme Rachida Dati, maire du VII arrondissement de Paris, a tenté très maladroitement de rejeter la faute sur le maire PS de la Ville, Bertrand Delanoe, en lui demandant de porter plainte contre la société organisatrice de l'évènement. Celui-ci a très justement rétorqué: « Rachida Dati, ancienne garde des Sceaux et maire du VIIe, semble ignorer qu'à Paris la sanction des troubles à l'ordre public relève du Préfet de police ». Il déclare avoir fait agi avec toutes diligences auprès notamment du Ministre de l'Intérieur et de la Préfecture, afin que soient punis les organisateurs de la manifestation.
Mais déjà, la société a répondu très sèchement aux autorités dans un communiqué publié hier (dimanche 15 novembre) et rejette toute responsabilité:
« La direction de Rentabiliweb rappelle que sa filiale Maillorama avait reçu l’autorisation formelle et écrite d’organiser la manifestation « le bus Mailorama de la fortune » au lieu même fixé par la préfecture de Police. »
« Sans cette autorisation, sans l’accord expressément notifié par les autorités de Police, sans l’assurance expressément donnée que toutes les mesures seraient prises pour que ne soit pas porté atteinte à l’ordre public, Rentabiliweb n’aurait pas pris l’initiative de ce « Cash Back » sympathique, convivial et bon enfant. »
« C’est donc à la suite d’un changement d’avis de la préfecture, et à la demande expresse des services de police, que Rentabiliweb a décidé d’annuler une opération qui avait été, de son coté, montée avec toutes les précautions, toutes les garanties de bon déroulement et tout l’esprit de responsabilité requis en pareille circonstances. »
« Rentabiliweb déplore les débordements qui ont eu lieu. Rentabiliweb est consterné de voir qu’une opération festive et, encore une fois bon enfant, peut être organisée sans aucun trouble à l’ordre public au Canada ou aux Etats Unis, mais ne peut apparemment pas l’être en France. »
Cependant, l'opération promotionnelle a finalement portée ses fruits. Les moyens ne sont peut-être pas ceux prévues, mais le but est atteint: projeter Mailorama au devant de la scène médiatique. Selon Le Parisien, la société pourrait avoir à s'expliquer : sur les 50 vigiles seul 10 semblaient présents, et les billets n'étaient stockées que dans de simples cartons fermés au gros scotch.
Jean-Baptiste Descroix-Vernier est le patron du groupe Rentabiliweb qui se cache derrière le site Mailorama. Ce chef d'entreprise pour le moins loufoque est à la tête d'une fortune de 57 millions d'euros, selon le magazine Challenge. Il n'en est pas à son premier coup d'éclat, loin de là.
La société a indiqué quelle reverserait les 100.000 euros prévus au Secours Populaire ce lundi.
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